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Chasse sous-marine : pratique et réglementation

publié le1 Août 2025

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La pêche sous-marine est aussi appelée « chasse sous-marine » ou « pêche en plongée ». Ce sport subaquatique consiste à explorer les profondeurs et à capturer sous l’eau certains poissons, mollusques, crustacés, etc. Comme pour la pêche à pied, cette pêche est strictement réglementée et destinée à la consommation personnelle. 

La chasse sous-marine : histoire

La pratique de la chasse sous-marine est très ancienne et aurait débuté dans l’An­tiquité. Elle était d’abord une acti­vité de subsis­tance, car elle permet­tait aux popu­la­tions de se nour­rir. Les pêcheurs pratiquaient déjà l’apnée et préle­vaient des crus­tacés, des éponges de mer et des coquillages. Il y a 5 000 ans, en Egypte, les monu­ments étaient déjà ornés de coquilles d’huîtres.

Le déve­lop­pe­ment des tech­niques de pêche et des équi­pe­ments s’est fait au fil des siècles, comme l’évo­lu­tion du scaphandre, l’in­ven­tion du harpon par les Poly­né­siens ou encore l’étude du phéno­mène de décom­pres­sion. Ces avan­cées ont permis de rendre cette acti­vité moins dange­reuse et plus acces­sible.

La plon­gée sous-marine est progres­si­ve­ment deve­nue une pratique de loisirs et de tourisme. 

Que faut-il savoir avant de commen­cer la chasse sous-marine ?

Connaître la régle­men­ta­tion en vigueur

Avant toute chose, il est très impor­tant de vous rensei­gner sur la régle­men­ta­tion et les lois appli­cables en matière de plon­gée et de pêche sous-marine dans la région où vous êtes.

Le respect des règles en matière de chasse sous-marine permet :

  • la conser­va­tion des ressources marines. Les quotas de pêche et les périodes de ferme­ture visent à préser­ver les écosys­tèmes marins en contrô­lant la surpêche pour permettre aux popu­la­tions marines de se recons­ti­tuer ;
  • la protec­tion des habi­tats marins, comme les récifs coral­liens ou les prai­ries de posi­do­nie ;
  • d’évi­ter les acci­dents de plon­gée en assu­rant la sécu­rité des plon­geurs et des autres usagers de la mer ;
  • la gestion des conflits d’usage avec d’autres acti­vi­tés, comme la navi­ga­tion ou la plon­gée récréa­tive.

Avant de plon­ger dans les profon­deurs, assu­rez-vous de bien pouvoir recon­naître les espèces marines proté­gées et de chas­ser en toute léga­lité.

Se former pour plon­ger en toute sécu­rité

Pour commen­cer correc­te­ment la chasse sous-marine, il est primor­dial de vous former pour acqué­rir les connais­sances et les compé­tences néces­saires à une plon­gée en toute séré­nité. La forma­tion à la chasse sous-marine doit être réali­sée auprès d’un orga­nisme agréé de forma­tion et avec l’ac­com­pa­gne­ment d’un moni­teur.

Avant de débu­ter la CSM, vous devez :

  • Savoir utili­ser le maté­riel de plon­gée,
  • Être à l’aise en mer et connaître les tech­niques de nage effi­caces,
  • Connaître les diffé­rentes tech­niques de respi­ra­tion, de relaxa­tion, d’équi­li­brage de la pres­sion,
  • Savoir gérer les situa­tions d’ur­gence et mettre en œuvre les procé­dures de sécu­rité (remon­ter rapi­de­ment, réus­sir à conte­nir son stress en cas de diffi­culté, etc.),
  • Être capable d’iden­ti­fier les signes de danger poten­tiel,
  • Maîtri­ser les gestes de secours en cas d’ur­gence,
  • Comprendre la physio­lo­gie de la plon­gée,
  • Comprendre l’en­vi­ron­ne­ment marin et comment le respec­ter.

Ce qu’il faut véri­fier avant de partir en plon­gée sous-marine

Quelques véri­fi­ca­tions s’im­posent avant d’ef­fec­tuer votre session de pêche sous-marine :

  • Contrô­ler le bon fonc­tion­ne­ment de votre équi­pe­ment,
  • Se rensei­gner sur les condi­tions météo­ro­lo­giques et les marées afin de ne pas vous mettre en danger,
  • Vous assu­rez que votre condi­tion physique vous permet de pratiquer ce sport subaqua­tique (fatigue, rhume, asthme, etc.) et qu’il n’y a pas de contre-indi­ca­tions.

Partez toujours en binôme lorsque vous plon­gez. Plon­ger à deux assure une surveillance mutuelle et un soutien en cas d’ur­gence, comme une panne de maté­riel ou un problème de santé.

De quel équi­pe­ment a-t-on besoin pour la chasse sous-marine ?

La pêche sous-marine se pratique en apnée avec une combi­nai­son, des palmes, un masque, un tuba, une cein­ture de plomb, une bouée de signa­li­sa­tion avec un drapeau et une arba­lète sous-marine (ou fusil harpon) si vous chas­sez des pois­sons.

Le fusil harpon ou l’ar­ba­lète

L’usage du harpon, qu’il soit propulsé par un fusil ou une arba­lète, est inter­dit aux mineurs de moins de 16 ans (arme de caté­go­rie D). La régle­men­ta­tion précise que la force propul­sive ne peut être déve­lop­pée au moyen d’un « mélange chimique ou à la détente d’un gaz comprimé, sauf si la compres­sion de ce dernier est obte­nue par l’ac­tion d’un méca­nisme manœu­vré par le seul utili­sa­teur ».

Il ne doit jamais être tenu hors de l’eau et ne peut pas être utilisé pour la capture de crus­ta­cés. 

En dessous de 16 ans, la capture d’our­sins ou de mollusques est cepen­dant auto­ri­sée, tout comme l’usage de la foëne à main (ou pole spear, longue flèche munie d’un élas­tique que le chas­seur sous-marin enfile autour de sa main ou de son poignet). 

Comment bien choi­sir son équi­pe­ment ?

L’équi­pe­ment de plon­gée sous-marine dépend du type de plon­gée que vous souhai­tez faire. Si vous voulez pratiquer au niveau des côtes et plon­ger en apnée, un masque, des palmes et un tuba seront suffi­sants. Choi­sis­sez une combi­nai­son adap­tée à votre morpho­lo­gie et à la tempé­ra­ture de l’eau pour vous assu­rer une protec­tion ther­mique opti­male.

Pour vous aider à choi­sir l’équi­pe­ment de plon­gée appro­prié à votre niveau d’ex­pé­rience, à vos besoins et à votre budget, vous pouvez consul­ter un profes­sion­nel ou un instruc­teur. Vous béné­fi­cie­rez ainsi de conseils person­na­li­sés et pour­rez plon­ger bien équipé(e) et en toute quié­tude.

La régle­men­ta­tion de la chasse sous-marine

Comment est enca­drée la pêche sous-marine en France ?

Il est obli­ga­toire de respec­ter la régle­men­ta­tion géné­rale des pêches mari­times et la régle­men­ta­tion spéci­fique à la pêche sous-marine (zones d’in­ter­dic­tion, protec­tion de certaines espèces, etc.). Il est ainsi indis­pen­sable de se rensei­gner auprès de l’ad­mi­nis­tra­tion des Affaires mari­times locales.

Afin de préser­ver le milieu marin, cette acti­vité est très régle­men­tée. Si elle ne néces­site pas de permis de chasse spéci­fique, le chas­seur sous-marin doit être couvert par une assu­rance (respon­sa­bi­lité civile). 

Les inter­dic­tions géné­rales de la pêche sous-marine

  • L’uti­li­sa­tion d’une bouteille de plon­gée : la pêche sous-marine se pratique exclu­si­ve­ment en apnée. L’uti­li­sa­tion de tout équi­pe­ment respi­ra­toire (bouteilles, scaphandre, etc.) est inter­dite. Il est égale­ment pros­crit de déte­nir simul­ta­né­ment à bord d’un navire des équi­pe­ments respi­ra­toires et des engins de pêche sous-marine ;
  • La pêche de nuit. La pêche sous-marine se pratique entre le lever et le coucher du soleil ;
  • L’uti­li­sa­tion de lumières arti­fi­cielles ;
  • La pêche à moins de 150 m des navires ou des embar­ca­tions de pêche ainsi que des filets signa­lés par un bali­sage ;
  • La prise de pois­sons qui se trouvent dans des engins de pêche ;
  • La vente des produits pêchés : le produit de la pêche sous-marine de loisir est exclu­si­ve­ment destiné à votre consom­ma­tion, et ne peut en aucun cas faire l’objet d’un commerce.

Les espèces inter­dites et régle­men­tées

La pêche sous-marine doit s’ins­crire dans une démarche durable. C’est notam­ment pour cela qu’elle est exclu­si­ve­ment réser­vée à la consom­ma­tion person­nelle. Certaines espèces sont notam­ment inter­dites :

  • sur l’en­semble du terri­toire : la grande nacre, le jambon­neau rude, la datte de mer, la grande cigale, la grande patelle, l’our­sin diadème ;
  • en Médi­ter­ra­née : le mérou brun, la badèche, le cernier, le corb.

D’autres sont régle­men­tées (l’our­sin, l’or­meau, la coquille Saint-Jacques, le thon rouge et le bar) et il est pour cela indis­pen­sable de vous rensei­gner avant de partir en mer.

Vos obli­ga­tions en mer

  • Tous les produits de la pêche sous-marine doivent être marqués ! Le marquage consiste en l’abla­tion de la partie infé­rieure de la queue. Il doit être effec­tué dès la capture sauf pour les spéci­mens conser­vés vivants à bord avant d’être relâ­chés ;
  • Il faut pouvoir présen­ter une carte d’iden­tité et son attes­ta­tion d’as­su­rance en respon­sa­bi­lité civile ;
  • Le pêcheur sous-marin doit se signa­ler en surface. Pour cela, il faut utili­ser une bouée avec un pavillon régle­men­taire dit « Alpha » ou un pavillon rouge portant une croix de Saint-André ou un pavillon rouge portant une diago­nale blanche. Il est recom­mandé d’ins­crire son nom et son numéro de télé­phone sur la bouée. Il arrive en effet que le plon­geur perde sa bouée et rentre chez lui sain et sauf, tandis qu’une bouée déri­vant seule, trou­vée par un plai­san­cier ou un pêcheur, conduira souvent à un déclen­che­ment des secours, et des recherches pour une fausse alerte. Le marquage de son équi­pe­ment permet une véri­fi­ca­tion préa­lable à l’alerte.
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Respectivement : un pavillon alpha, un pavillon avec une croix de Saint-André et un pavillon rouge avec une diagonale blanche

Les lieux pour pratiquer la pêche sous-marine

De manière géné­rale, il est inter­dit de pêcher à moins de 150 mètres des embar­ca­tions de pêche ainsi que des engins de pêche signa­lés par des bali­sages, à l’in­té­rieur des ports, des zones de baignade, des canton­ne­ments, des réserves et des zones mili­taires.

Afin d’être certain de pouvoir pêcher et de ne prendre aucun risque, il est encore une fois impé­ra­tif de se rensei­gner auprès des auto­ri­tés mari­times compé­tentes sur les lieux auto­ri­sés et inter­dits. 

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